réseau mondial d'information sur les drogues

Consulter notre annuaire mondial complet

25 Septembre 2017

Drogues en Europe : les jeunes Français en tête du peloton

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) a publié en juin son rapport sur les drogues de 2017. Ce rapport évalue la consommation, le trafic et la dangerosité des drogues en Europe, en Turquie et en Norvège. Ce rapport reprend aussi les données de l’ESPAD, une étude menée tous les 4 ans sur les usages de drogue chez les 15-16 ans.

Le cannabis toujours en tête

En Europe, le cannabis reste la drogue illicite la plus susceptible d’être consommée. Le nombre d’adultes ayant déjà consommé du cannabis est estimé à 87,7 millions. Il est cinq fois plus courant que les autres: la cocaïne (17,5 millions), la MDMA (le principe actif de l’ecstasy, 14 millions) ou les amphétamines (12,5 millions).

En France, le cannabis est donc en tête, avec 22,1% des jeunes adultes qui en ont consommé dans l’année passée (le pourcentage le plus élevé des 30 pays étudiés). En comparaison, la cocaïne est à 2,4%, la MDMA 2,3% et les amphétamines 0,7% (données de 2014). Une consommation de cannabis qui est en augmentation depuis 2010.

Jusqu’à récemment, l’usage de MDMA était plutôt en baisse, mais cette tendance semble s’inverser pour plusieurs pays. Concernant la consommation par an des jeunes adultes (15-34 ans), la France et la Finlande signalaient ainsi de fortes augmentations en 2014, d’après les dernières données. La consommation de cocaïne a également cessé de baisser pour se stabiliser, voire augmenter, comme en France. L’usage de Kétamine (un anesthésiant) , de GHB et d’hallucinogènes demeure limité, comme celui d’amphétamines. L’héroïne et les autres opiacés (morphine, etc...) sont peu consommés, mais leur usage entraîne plus de risques, de par leur mode de consommation par injection. Cependant, la pratique de l’injection continue de reculer.

Les très jeunes français consomment plus qu’ailleurs

Concernant la consommation des plus jeunes (15-16 ans), ils sont presque toujours au-dessus de la moyenne européenne, quelle que soit la drogue, légale ou non (tabac et alcool). Surtout en matière de cannabis: 31% des jeunes Français ont déclaré avoir déjà consommé du cannabis, soit presque deux fois plus que la moyenne européenne (18%). Seule la République tchèque fait pire, avec 37%.

Pour leur consommation au cours du mois écoulé, la France prend encore la première place avec 17% de jeunes concernés, pour une moyenne européenne à 8%. Néanmoins, même s’il reste important, l’usage (au moins une fois au cours de la vie) de cannabis, cigarette et alcool est en légère baisse pour tous les jeunes par rapport aux années précédentes.

Décès liés à la drogue en hausse

Le rapport montre une augmentation du nombre de décès par surdose en Europe, pour la 3e année consécutive. La majorité de ces décès sont liés aux opiacés (81%).

Avec 7 décès pour un million d’habitants, la France s’en sort mieux que ses voisins. Elle occupe la 6ème place. En comparaison, le Royaume-Uni est à 60 cas pour un million, l’Estonie à 103.

Lire la suite >

24 Septembre 2017

«Le rôle des stratégies de sensibilisation dans la réduction de l’accroissement des drogues» (2)

Les études produisent des fruits lorsque leurs résultats sont basés sur une réalité pratique sur le terrain, ainsi que lorsque ses suggestions sont proches d’une mise en œuvre réelle et se basent sur des mécanismes réalisables et non structurelles.

Dans mon étude sur «le rôle des stratégies de sensibilisation dans la réduction de la croissance des drogues» j’ai abouti à certains résultats de la réalité appliquée, dont je cite:

• La sensibilisation n'a pas bénéficié de suffisamment d'attention de la part des chercheurs et des universitaires et elle est toujours répertoriée comme une phase post-crime et parfois comme une simple mise en garde contre la criminalité.

• Les groupes du public ciblés par les programmes de sensibilisation diffèrent en raison du manque de connaissance d'un groupe sur le sujet tandis qu’un autre groupe a pris une décision avant même de connaître le sujet. Ici l’intervention doit se baser sur des programmes innovants et non classiques.

• Le taux de comportement délinquant augmente chez les individus auxquels la collectivité ne donne pas les opportunités et les circonstances adéquates pour atteindre leurs objectifs. C'est ce qui se passe lorsque les tâches ne sont pas répartis équitablement et légitimement entre les individus, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas la même chance d'atteindre les objectifs et de recevoir des récompenses.

• Les criminels professionnels attirent les jeunes par de nouvelles astuces pour se livrer à un comportement délinquant ou au crime encouragés dans leurs manœuvres par l’incapacité des institutions communautaires à faire le suivi et ce en raison de la préoccupation de la famille et de la communauté par des questions secondaires qui ne se soucient pas de l'avenir de nos pays et de leur sécurité stratégique.

• Les programmes de sensibilisation jouent un rôle important et efficace dans la réduction de la criminalité, mais la plupart du temps, les médias traitent le sujet d’une façon superficielle et cachent les informations précises sur le problème. Il existe également une approche individuelle sans se concentrer sur les causes ou prendre l’avis des experts ou rapporter les données de sources scientifiques et fiables.

• Nos sociétés souffrent d’un manque de professionnels dans le domaine des stupéfiants, en plus du manque de l'expertise et du professionnalisme chez la plupart d'entre eux en matière de sensibilisation à la criminalité et aux comportements délinquants, ce qui creuse l'écart entre les médias et la sécurité communautaire.

J’ai développé plusieurs propositions, notamment:

• Adopter la méthode de faire face à la situation et trouver des solutions collective, comme les deux meilleurs moyens d'impliquer les membres de la communauté dans ce combat, avec l'élaboration de plans futurs et prédictifs. Ces deux méthodes facilitent l'étude des problèmes sociaux et psychologiques auxquels nous serons confrontés à l'avenir.

• La communauté doit faire attention aux segments vulnérables de la population qui sont exposés à la délinquance. Elle doit les surveiller et  limiter leurs activités incompatibles avec les mœurs et les coutumes de la société, et qui nuisent aux programmes de sensibilisation et entraînent la disparition du sens de la citoyenneté, ce qui constitue une menace réelle pour la sécurité du pays.

• Construire un partenariat durable entre tous les ministères, les organismes et les institutions de la société civile par le biais de la coopération commune pour mettre en œuvre toutes les décisions et les recommandations liées à la sensibilisation et l’application du slogan «La sécurité est la responsabilité de tous».

• Adopter la méthode d'utilisation des scénarios et la méthode d'urgence ou de situation étant donné qu’elles sont les meilleures méthodes pour la réussite des stratégies de sensibilisation lors de l'élaboration de plans futurs et de plans de prédictions. Elles sont également les deux méthodes qui facilitent la recherche des causes de la criminalité et de l’augmentation des problèmes psycho-sociaux.

• Se faire aider par les directives du Bureau des Nations Unies Contre la Drogue et le Crime (UNODC) et répondre aux appels répétés qu’il adresse aux gouvernements de tous les pays. Ces appels doivent être traduits en messages à transmettre à tous les segments de la société afin de développer des programmes de sensibilisation contre la criminalité, y compris le fléau des drogues, et ce pour protéger les individus de la délinquance et la toxicomanie.

• Mettre l’accent sur la stratégie de sensibilisation visant à réduire la criminalité et le comportement délinquant en se basant sur les outils de recherche scientifique dans la conception de messages efficaces et dont les résultats sont garantis. Ceci sans oublier de focaliser l’attention sur le comportement humain et le processus de communication, et de diffuser le message en temps opportun tout en fournissant les informations précises sur la taille des problèmes ou des crimes.

En conclusion, nous avons encore d’autres publications à venir consacrées à examiner différentes stratégies pour protéger les membres de la communauté contre les drogues.

Dr. Ayed Ali Al-Humaidan

Expert international dans le domaine des stupéfiants et des substances psychotropes

Lire la suite >

21 Septembre 2017

La dépendance à Internet touche le monde entier

La dépendance à Internet affecte non seulement les adultes, mais aussi les enfants, en particulier avec le développement constant des jeux informatiques. Cette addiction se reflète négativement sur la vie de l'enfant, son sommeil et ses études. Il devient introverti, il ne sort pas avec ses amis et ne pratique aucune autre activité à part la navigation sans relâche sur le net.

Le professeur américain de psychologie, John Grohl a mené une étude sur des personnes dépendantes à Internet de différentes cultures et pays, y compris des pays arabes. Il s’est basé sur la communication directe avec ces patients via des salles de discussion ou par courrier électronique. Les résultats de l’étude ont montré que l’addiction à Internet est un processus progressif.

L'étude a également conclu que les nouveaux utilisateurs d'Internet sont généralement les personnes qui se connectent le plus en raison de leur éblouissement par la toile. Toutefois, après une période ces utilisateurs sont déçus parce qu’ils se trouvent incapables de réaliser leurs ambitions et leurs besoins personnels à travers l’internet. Mais certains de ces utilisateurs n’arrivent pas à dépasser ces premières étapes rapidement, ils y mettent beaucoup de temps et du coup ce sont les catégories les plus vulnérables à la dépendance à Internet.

D’autre part, Grohl a constaté que les personnes vulnérables à la dépendance à Internet ont souvent une forte attirance pour l'excitation mentale fournie par la grande quantité d'informations disponibles sur Internet. Le dépendant à Internet se sent très anxieux et tendu lorsque son ordinateur est déconnecté du réseau, il est constamment à l'affût de sa prochaine utilisation d’Internet et ne ressent pas le temps passer tant qu'il est connecté au réseau.

De son côté, l'Association des psychologues américains (American Psychological Association APA) a averti lors d'une récente conférence  que le phénomène de la cyberdépendance existe dans le monde entier et ne se limite pas seulement aux États-Unis. On a même assisté à l’apparition d’un nouveau groupe social de femmes appelées « Les veuves d'Internet » en raison de l’implication de leur mari dans des relations illégales en ligne, ce qui entraîne la négligence de leurs devoirs conjugaux. En outre, le cyberdépendant passe plusieurs heures assis devant son ordinateur, ce qui provoque des douleurs du dos, la fatigue des yeux et une régression de la performance au travail ou aux études.

Les psychologues conseillent aux femmes dont les maris sont victimes de l’addiction à Internet et aux veuves d'Internet de compter sur elles-mêmes pour traiter leurs maris, plutôt que de recourir à d'autres personnes qui peuvent avoir l’expérience pratique et scientifique mais qui ne peuvent pas accompagner leurs maris tout au long de la journée.

Les experts conseillent aux épouses de recourir au dialogue et à la communication pour convaincre leurs maris de différentes manières au lieu de se quereller avec eux à cause de la dépendance à l'Internet. Elles peuvent leur demander d'attendre jusqu'à prendre le petit-déjeuner avec elles et passer un quart d'heure avec le reste de la famille avant de consulter leur boîte de réception électronique. Les épouses peuvent aussi réorganiser la maison et placer l'ordinateur dans le salon au lieu de la chambre à coucher par exemple. Elles peuvent aider les maris accro à redistribuer les heures de connexion au réseau, les réduire progressivement à un niveau sûr d'environ 20 heures par semaine seulement et les organiser sur les jours de la semaine.

Les experts conseillent également aux épouses d’organiser des séances de discussion entre les membres de la famille pour échanger les points de vue concernant leurs problèmes tout en poussant progressivement le mari à s’impliquer dans ces discussions, à faire des visites sociales et à consacrer plus de temps aux sports pour l’aider à goûter à la vie réelle.

Lire la suite >

20 Septembre 2017

Les drogues inquiètent l'Estonie

L'Estonie maintient encore le record du nombre de décès par surdose de drogues en Europe. En 2015, 103 personnes sont mortes suite à une overdose de drogues en Estonie, soit cinq fois le taux européen global de ce type de décès, a rapporté le quotidien estonien Ohtuleht.

Le journal estonien estime que la dépendance est une maladie plutôt qu'un phénomène. Il se joint ainsi au Centre National Estonien pour la lutte contre les problèmes de dépendance et souligne que la responsabilité ou la faute ne sont pas uniquement celles du toxicomane, d'autant plus que l'Organisation Internationale de la Santé a classé les maladies d’une façon qui montre la dépendance comme une maladie au même titre que la dépression, l’anxiété, le diabète ou l'hypertension artérielle.

Le journal conseille à son gouvernement de suivre l'exemple des institutions internationales qui ont classé la dépendance comme une maladie. En d'autres termes, le traitement de la dépendance doit être soumis à certaines règles médicales, des médicaments précis  et des périodes de thérapie et de récupération.

Considérer la dépendance comme une maladie soulagera la douleur de nombreuses familles et sauvera de nombreux toxicomanes. Le budget de la santé publique en Estonie sera également affecté positivement.

Lire la suite >

19 Septembre 2017

Une recherche scientifique aboutit à une méthode permettant de réduire la dépendance au tabagisme

Des organismes officiels de la santé en Grande-Bretagne et aux États-Unis ont annoncé un plan visant à réduire la proportion de nicotine dans les cigarettes, ce qui les rendrait moins addictives et réduirait ainsi les taux de tabagisme dans les deux pays.

Dans une étude récente, une équipe de scientifiques a examiné la façon dont la réduction du taux de nicotine pourrait affecter les habitudes des fumeurs, en mettant l'accent sur les femmes, les adolescents et ceux qui souffrent des problèmes de santé.

L'étude a révélé que la réduction des taux de nicotine diminue les possibilités d'addiction aux cigarettes, où pour les fumeurs relativement sains la diminution du contenu de la nicotine dans les cigarettes contribue à réduire leur attractivité.

"Cette étude fournit une indication très encourageante selon laquelle la réduction du contenu de la nicotine dans les cigarettes aidera les fumeurs à arrêter le tabagisme, ce qui contribue à améliorer la santé publique", a déclaré le professeur Stephen Higgins qui a dirigé l'étude.

À la lumière des résultats de cette étude, la Food and Drug Administration des États-Unis imposera des modifications aux cigarettes pour «protéger les enfants et réduire de manière significative les maladies liées au tabac».

Cependant, il y aura des défis majeurs au moment de la mise en œuvre de cette solution, car cela pourrait conduire à la création d’un marché noir de cigarettes importées contenant de la nicotine, ce qui nécessiterait la généralisation de l’idée au niveau mondial.

Lire la suite >

17 Septembre 2017

Prévenir et réduire les surdoses des drogues - une priorité pour l'OEDT

La Journée internationale de sensibilisation à l'overdose est un événement annuel, tenu le 31 août, afin de sensibiliser à la surdose et réduire la stigmatisation des décès liés à la drogue. L’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT) marque la journée en mettant en évidence ses derniers chiffres sur les décès par overdose en Europe et en exprimant son soutien pour les interventions qui empêchent ces méfaits.

Les données les plus récentes de l'OEDT montrent que les décès par surdose de drogue en Europe ont augmenté pour la troisième année consécutive. Au total, 8 441 décès par surdose, liés principalement à l'héroïne et à d'autres opioïdes, se sont produits en Europe en 2015 (dans les 28 pays de l’Union Européenne, la Turquie et le Norvège), soit une augmentation de 6% par rapport au chiffre 2014 de 7 950 dans les 30 pays. Les données préliminaires pour 2016 suggèrent que cette tendance croissante se poursuit. Les 1,3 millions usagers d'opioïdes de l’Europe sont parmi les plus vulnérables.

Le directeur de l'OEDT, Alexis Goosdeel, déclare: «Grâce à sa Stratégie 2025, l'OEDT s'est engagé à contribuer à une Europe plus saine en agissant comme un catalyseur pour améliorer la qualité et la livraison des réponses afin de réduire les conséquences sociales et sanitaires de la toxicomanie. Cela nous oblige à se tenir au courant des nouvelles approches relatives à la  prévention, au traitement et à la réduction des méfaits et à aider nos partenaires à identifier et adopter les meilleures pratiques. L'une de nos priorités est d'aider à lutter contre les milliers de décès prématurés et évitables liés à la drogue qui se produisent chaque année ».

L'héroïne, souvent consommée avec d'autres substances, est présente dans la majorité des surdoses fatales signalées en Europe. Par ailleurs, les données les plus récentes montrent une augmentation des décès liés à l'héroïne dans plusieurs pays européens. L'Amérique du Nord a également connu des niveaux croissants de consommation de l'héroïne, ainsi qu’une morbidité et une mortalité considérables associées au mauvais usage des opioïdes sur ordonnance.

En Europe et en Amérique du Nord, les opioïdes synthétiques très puissants, qui imitent les effets de l'héroïne et la morphine, constituent également une menace croissante pour la santé. Bien que représentant une faible part du marché, il existe toutefois de plus en plus d'informations relatives à l'émergence de ces substances et aux méfaits qu'elles causent, y compris les intoxications non mortelles et les décès. Vingt-cinq nouveaux opioïdes synthétiques ont été détectés en Europe entre 2009 et 2016 (18 d'entre eux étaient des fentanils, qui font l'objet d'un examen particulier).

Prévenir les méfaits liés à la drogue et offrir un traitement efficace à ceux qui souffrent des problèmes de toxicomanie sont des piliers centraux de la réponse de l'Europe à la drogue. Une base de données probantes solides soutient l'utilisation appropriée du traitement de substitution aux opioïdes (OST) pour réduire la morbidité et la mortalité.

Les interventions visant à prévenir les surdosages en Europe comprennent la salle de consommation de drogue surveillée (DCR), qui vise à éviter les surdoses et assurer un soutien professionnel en cas de surdosage. Les DCR fonctionnent maintenant dans six pays de l'UE et en Norvège (78 installations au total). Ces dernières années ont vu une croissance dans la provision de la trousse de naloxone «pour la maison» (médicament anti-surdosage) aux usagers d'opioïdes, à leurs pairs et familles, parallèlement à la formation à la reconnaissance et la réponse au surdosage. Les programmes de trousses de naloxone pour la maison existent maintenant dans neuf pays de l'UE et en Norvège.

Lire la suite >

Drogues et stupéfiants

Tout savoir sur environ 40 drogues et stupéfiants parmi les plus consommés, et notamment sur les pays producteurs, les principaux effets, les signes de dépendance et les traitements

Poser une question à notre médecin

La première étape pour s'informer ou pour traiter une dépendance, que ce soit pour vous-même ou pour une personne pour qui vous vous inquiétez

GINAD

Une recherche scientifique aboutit à une méthode permettant de réduire la dépendance au #tabagisme… https://t.co/bme1seKGDK

21 Septembre 2017

ایک سائنسی تحقیق نے تمباکو پر انحصار میں کمی لانے کا طریقہ ڈھونڈ لیا ہے https://t.co/lioxx3yJzE https://t.co/6EfLmERIVB

21 Septembre 2017

A scientific research finds a way of reducing #tobacco dependence https://t.co/Hy5quicJ9Y https://t.co/ydV3EHtCMT

21 Septembre 2017

بحث علمي يصل لطريقة تقلل من #إدمان #التدخين https://t.co/qlRB7GbLxi https://t.co/0JIRao8rPh

21 Septembre 2017

RT @NCNC_sa: أضرار مخدر #الحشيش #نبراس #سابك https://t.co/HbcmuRysyO

19 Septembre 2017