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28 Mai 2017

C'est ce que le sucre fait au cerveau … Une « addiction » similaire à celle de la drogue

La nourriture est considérée comme l’une des récompenses naturelles, elle procure à l’être humain un sentiment de plaisir et de confort. En général, la nourriture stimule l’hormone de la dopamine, à savoir l'hormone responsable du plaisir dans le cerveau.

Le circuit de récompense est un système de croisement de produits chimiques et électriques, appelés vecteurs de neurones, dans de nombreuses zones du cerveau où interagit la substance chimique de la dopamine pour simuler plusieurs types de sentiments et de comportements.

La façon dont les différents aliments affectent les hormones du corps n’est pas la même, en particulier pour les aliments riches en sucre qui ont un grand impact sur la probabilité de la dépendance de leurs consommateurs.

Une étude menée sur des animaux a révélé la présence de quatre principaux symptômes de la dépendance: un sentiment d’une appétence excessive, des symptômes de sevrage, une envie irrépressible et une accoutumance à certaines substances capables de rendre l'utilisateur accro à d'autres substances similaires dans la composition chimique.

Les aliments sucrés, au même titre que les drogues, stimulent le taux des neurones dopaminergiques du mésencéphale dans le cerveau. Un groupe de souris de laboratoire, qui a été privé de nourriture excepté les aliments sucrés pendant 12 heures par jour pendant tout un mois, a montré des comportements similaires à ceux de la dépendance aux drogues. Les souris étaient dominées par le sentiment d'un grand appétit pour les sucreries plus que les autres aliments, et elles ont souffert des symptômes de stress et de dépression pendant la phase de privation de la nourriture. La deuxième partie de l'étude a révélé que les souris souffrant d'une dépendance au sucre, sont plus enclins à l’addiction rapide aux drogues par rapport aux autres souris.

À long terme, la consommation du sucre de façon répétitive modifie la composition génétique et augmente la présence de récepteurs de la dopamine dans le mésencéphale (une section du système nerveux central et qui est associée à la vision, l'ouïe, le contrôle de la circulation, le sommeil, la vigilance et la régulation de la température du corps) et le lobe frontal ( une partie du cerveau humain et du cerveau des mammifères, située à l'avant des lobes pariétal et temporal car elle se positionne dans la partie avant du lobe latéral et délimite le lobe temporal du front supérieur).

Le sucre augmente la concentration des récepteurs de la dopamine D1, tandis qu’il réduit les récepteurs D2. Aussi, la consommation régulière de sucre inhibe l'action du transmetteur de la dopamine, une protéine qui pompe la dopamine à partir des nerfs et retourne aux neurones après son lancement.

Cela signifie que la fréquence de la consommation de sucre au fil du temps conduit à l’augmentation des signaux de dopamine pendant de longues périodes, l'augmentation de l'excitation dans les circuits de récompense du cerveau, le besoin de plus de sucre pour activer tous les récepteurs de la dopamine pendant de longues périodes au milieu du cerveau. Le cerveau s’habitue au sucre de telle façon qu’il en demande plus pour obtenir le même état de « satisfaction du désir. »

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27 Mai 2017

Coroner : une surdose de caféine a entraîné la mort d’un jeune garçon en Caroline du Sud

Un garçon de 16 ans a décédé d’une surdose de caféine après avoir consommé des boissons gazeuses chargées de caféine, un café et une boisson énergétique, a déclaré lundi le Coroner de la Caroline du Sud.

Le coroner du comté de Richland, Gary Watts, a dit lors d'une conférence de presse que Davis Allen Cripe s'est effondré et décédé le mois dernier.

"En ce jour particulier et pendant les deux heures précédant sa mort, nous savons qu'il avait consommé une grande bouteille Mountain Dew, un café au lait de McDonald et aussi un autre type de boisson énergétique", a ajouté Watts.

"C'était trop de caféine qui a provoqué une arythmie cardiaque puis la mort".

Dans le même contexte, le mois dernier, des chercheurs ont révélé que les boissons énergétiques peuvent provoquer des changements dangereux dans la fonction cardiaque et la pression sanguine plus que de la caféine seule. Une autre équipe a détecté des dangers similaires en 2015.

"Ces boissons peuvent être très dangereuses", a dit Watts. "Je conseille toujours mes amis et ma famille de ne pas les boire".

Watts a toutefois admis qu'il ne sait pas quel type de boisson énergétique Cripe avait bu.

"L'autopsie a été effectuée et on n’a rien trouvé qui puisse indiquer quel type de ... maladie cardiaque non diagnostiquée", a-t-il déclaré.

Il a dit qu'un médecin légiste et un toxicologue médico-légal ont tous les deux examiné Cripe. "Par rapport à son poids, la quantité de caféine qu'il avait consommée a dépassé ce qui est considéré comme un niveau sûr", a commenté Watts à NBC News.

"Je me rends compte que c'est un scénario controversé", a-t-il ajouté. "Il y a évidemment des gens qui ne pensent pas que cela puisse arriver ; qu’on peut avoir une arythmie à cause de la caféine".

Watts a déclaré qu'il espère que l'affaire du jeune garçon permettrait de faire passer le message et aider à prévenir de tels décès.

Il a poursuivi : "Le but ici aujourd'hui n'est pas de condamner Mountain Dew, les cafés ou les boissons énergétiques, mais ce que nous voulons, c'est de faire comprendre aux gens que la façon de consommer ces boissons - cette quantité de caféine- peut avoir des conséquences désastreuses. Et c'est ce qui s'est passé dans cette affaire".

Quant au père du garçon, Sean Cripe, il a déclaré lors de la conférence de presse : "Ce n'était pas un accident de voiture qui a pris sa vie, mais une boisson énergétique ".

"Parents, veuillez mettre en garde vos enfants contre ces boissons".

De son côté, la Food and Drug Administration (FDA) a déclaré que la caféine à des doses allant jusqu'à 400 mg (environ cinq tasses de café) est généralement sûre.

La caféine entraîne la libération de composés naturels appelés catécholamines, y compris la Norépinephrine, une hormone du stress qui peut accélérer la fréquence cardiaque. Les cas connus de personnes décédées par des doses excessives de caféine avaient des taux cardiaques irréguliers et rapides, des convulsions et parfois elles sont asphyxiées par leur propre vomissement.

Il est à noter qu’une  portion de12 onces de Mountain Dew contient 54 mg de caféine. McDonald's ne rapporte pas la quantité de caféine dans son café.

Watts a dit que les discussions avec les amis et les camarades de classe de Cripe l’ont aidé à comprendre ce qu'il avait mangé et bu dans les heures avant sa mort.

"Davis, comme tant d'autres enfants et personnes aujourd'hui, a fait quelque chose qu'il pensait être totalement inoffensif, et cela a engendré beaucoup trop de caféine", a déclaré Watts.

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25 Mai 2017

Des études et des recherches: l'alcoolisme se transmet des parents aux enfants

Une étude allemande a rapporté que les parents représentent un modèle à suivre pour leurs enfants en matière d'alcoolisme. Cette constatation reste véridique, en particulier en ce qui concerne les mauvaises habitudes.

Environ un tiers des parents (32%) inclus dans le sondage effectué par la Commission d'Assurance-Maladie Allemande ont montré une tendance excessive à consommer l'alcool. En effet, un quart des parents de l'échantillon du sondage exagèrent dans la consommation de boissons alcooliques au moins une fois par mois.

Selon les données, ces mauvaises habitudes renforcent le risque de l’adhésion de l’enfant à un schéma similaire de consommation d'alcool, ce qui signifie que l'augmentation de la consommation d'alcool chez les parents élève aussi la probabilité de développer un comportement similaire chez les enfants. 20% des garçons et des filles entre 12 et 17 ans interrogés  dans le cadre du sondage ont déjà bu des boissons alcooliques. Rainer Hanfinkel, chercheur dans le domaine de la santé a dit que les enfants de 12 ans et dont les parents boivent régulièrement de l'alcool courent trois fois plus le risque de devenir alcooliques plus que les enfants dont les familles ne boivent pas d'alcool.

Les adolescents et les drogues

Une étude américaine, réalisée précédemment,  a révélé que les adolescents dont les parents sont alcooliques ou qui boivent régulièrement l’alcool sont plus susceptibles que les autres à consommer de l'alcool ou de la drogue.

L'étude, menée par l'Administration Américaine de la Santé Mentale et de l’Abus excessif d’alcool et de drogues, a également souligné qu'un sur cinq adolescents âgés de 12 à 17 ans et dont les parents n’ont pas consommé d’alcool au cours de la dernière année a bu de l’alcool au cours de la même période.

L’étude a mentionné que ce pourcentage s’élève au tiers chez les adolescents dont les parents consommaient régulièrement de l'alcool et à environ 40% chez les gens dont les parents sont accros à l'alcool. Elle a également indiqué qu'il ya une tendance chez les adolescents à boire jusqu’à se soûler ou à boire de l'alcool régulièrement lorsque le père est un ivrogne. Quant à la consommation de drogues chez les adolescents, le taux augmente également en fonction du degré de dépendance du père à l’alcool.

Les résultats de l'étude ont aussi révélé que 14% des adolescents dont les parents ne consomment pas d'alcool ont utilisé des drogues au cours de l'année précédente par rapport à 18,4% pour ceux dont les parents boivent régulièrement de l'alcool, et 24,2%  pour ceux dont les parents sont accros à l'alcool.

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24 Mai 2017

Canada adopte une loi qui facilite l’ouverture des sites d’injection d’opium

Dans une tentative de faire face au problème de l’usage de l'opium, qui a coûté la vie à des milliers de personnes ces dernières années, le Canada a adopté une loi qui facilite l’ouverture des sites «d’injection de drogues » sous la supervision du gouvernement.

Selon le journal britannique « The Guardian », la nouvelle loi adoptée au cours de cette semaine précise des dizaines de conditions nécessaires pour lancer un tel projet, qui offre aux usagers de drogues par injection un espace sécurisé sous une supervision médicale et un équipement stérilisé.

Jane Philpott, ministre de la Santé canadienne, a déclaré devant le parlement il y a quelques jours: « Il existe des preuves solides montrant que les sites de consommation sous surveillance du gouvernement sauvent la vie des gens, parce qu'ils le font sans augmenter les doses. D’autre part, ces sites préviennent les crimes dans les quartiers. »

La nouvelle loi repose sur le succès déjà réalisé par le Canada à cet égard, où les autorités sanitaires à «Vancouver » ont lancé le site "Insite" au cours de l'année 2003, et qui était la première installation d'injection sous surveillance gouvernementale en Amérique du Nord pour faire face à la propagation du VIH, le virus « SIDA » et la maladie de « l'hépatite C ».

« The Guardian » a expliqué dans son rapport que le site « Insite » a reçu près de 3 millions personnes consommatrices de drogues et a traité en toute sécurité environ 5 mille cas de surdosage sans enregistrer aucun cas de décès, au cours de l’année 2015. Mais le programme a rencontré des défis quand il a été confronté à l’approche du gouvernement fédéral conservateur à l'époque en ce qui concerne la lutte contre la criminalité.

Le gouvernement du Canada se concentre sur la construction de sites d'injection, au milieu de critiques concernant le manque de prise des mesures nécessaires pour contrer les effets de la drogue dévastatrice « Fentanyle », une drogue 50 fois plus puissante que l'héroïne et les autres drogues dans le pays.

Philpott a dit: « Nous savons que 2300 canadiens au moins ont décédé par une surdose d'opium au cours de la dernière année », le gouvernement libéral de « Trudeau » veut légaliser la marijuana d’ici la mi-2018. Le Canada sera ainsi le premier pays à franchir ce pas parmi les pays du groupe des 7 (G7), à savoir: le Canada, la France, l’Allemagne, le Japon, la Grande-Bretagne, les États-Unis et l'Italie. Toutefois, la législation a subi des critiques pour ne pas avoir inclus les personnes reconnues précédemment coupables sur des accusations de  « marijuana » dans la nouvelle amnistie juridique, bien que le gouvernement soit conscient que les gens ayant des casiers judiciaires ne peuvent généralement pas trouver un emploi ou un logement ou voyager à l'extérieur du pays.

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23 Mai 2017

«Estrox», la drogue des « riches » dont le gramme est à 300 livres égyptiens

Un nouveau type de stupéfiants a fait dernièrement son entrée dans le marché et le commerce de la drogue. Il s’agit d’un type spécial «enfants de riches»,  en raison de son prix élevé, appelé « Voodoo ou Estrox » et connu comme la drogue du vaudou  ou l’éléphant bleu. Il se présente sous la forme d’herbes vertes mélangées à un ensemble de substances chimiques et de substances antalgiques. C’est un assortiment de drogues combinées, au nombre de plus de 130 espèces, et dont le prix d'un gramme s’élève à plus de 300 livres. Le nouveau stupéfiant contient du cannabis, de la Hyoscine, de la Hyoscyamine et de l’Atropine. Ces substances entraînent un relâchement des muscles et des nerfs, un état de désordre mental et conduit au coma. En effet, cet analgésique a été spécialement conçu pour provoquer le relâchement du système nerveux des taureaux et des lions afin de les contrôler dans les compétitions internationales ou le cirque.

Un autre type de drogues s’est également répandu, connu sous le nom « Pilules de bonheur », il est très populaire en Europe et en Amérique, puis il s’est infiltré en Egypte. Ce sont des pilules composées de certaines substances telles que la Méthylènedioxy-méthamphétamine (MDMA) et on les consomme en tant que pilules ou par injection.

Les taux de la toxicomanie

Le Fonds de traitement et de lutte contre la toxicomanie a révélé dans son rapport de l'année dernière 2016 que le pourcentage de l’usage de drogues en Egypte a atteint 10%, soit le double du pourcentage mondial qui enregistre 5% avec un taux d’usage de 10,2%, où le taux d’usage varie selon les individus. Certains consomment les drogues sur une base quotidienne tandis que d’autres les consomment à des moments différents. A ceci s’ajoute le fait que 80% des différents crimes non justifiés sont commis sous l'influence de drogues, comme le viol, la violence contre les enfants et les assassinats ignobles.

Le rapport a expliqué que le taux d'abus en Egypte est le double des moyennes mondiales, en soulignant que la dépendance se répand parmi le groupe d'âge entre 15 et 40 ans, et s’élève chez la catégorie des conducteurs à plus 24% et chez les artisans à 20%.

Par ailleurs, les rapports relatifs aux pourcentages et aux taux de dépendance en Egypte ont indiqué que la taille du commerce de la drogue dépasse les 400 milliards de livres par an. Le gouvernorat du Caire occupe la première place de la liste des provinces en ce qui concerne le pourcentage de toxicomanes qui s’élève jusqu'à 33%, suivi par les gouvernorats de Haute-Egypte.

Toxicomanie et criminalité

Dr. Jamal Froez, spécialiste en psychiatrie, a relié entre la toxicomanie et le crime. Il a expliqué que l'état mental de l’usager de drogues change en raison du disfonctionnement cognitif chez lui, ce qui entraîne l’incapacité du contrôle et de la maîtrise de soi. Du coup, le toxicomane laisse se déchaîner ses désirs et ses envies et commet les crimes sans éprouver de remords. Dr. Froez a attribué la propagation de la dépendance aux drogues parmi les jeunes à la culture de masse et l'état du vide qu’ils traversent, en raison des conditions de vie difficiles et des problèmes auxquels ils sont confrontés, ce qui les laisse sans objectifs ou ambitions qui peuvent améliorer leur vie. Par conséquent, ils recourent à un processus de compensation, surtout que le toxicomane ne dispose pas d'un  esprit lucide et conscient qui le guide vers les actes décents. Le médecin a aussi expliqué que la mauvaise compagnie constitue la principale raison de la toxicomanie.

D’autre part, Froez a attribué la propagation excessive de drogues à la disponibilité des substances narcotiques de tous les genres, appelant l'état à travailler plus sur la lutte contre la drogue. Il a noté que les facteurs familiaux pourraient conduire les enfants à l'usage de drogues, comme les problèmes entre le père et la mère, la dépendance du père à la drogue, en insistant sur le rôle de la famille dans la formation de la personnalité des enfants.

Enfin Froez a dit que l’état doit mettre un plan pour donner aux jeunes la possibilité et la chance de trouver un travail, en tenant compte du rôle de la famille dans la protection de ses enfants, afin de préserver les jeunes de ces mauvaises habitudes et ces fléaux qui sévissent dans la société.

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22 Mai 2017

États-Unis: Bientôt dans les universités, le spray nasal Narcan pour lutter contre la dépendance aux drogues

Dans le cadre de la concentration croissante des universités américaines sur la prévention de l’usage des substances stupéfiantes, des antidotes qui inversent les effets des opiacés vont être mis à la portée des étudiants. Ces antidotes se présentent sous la forme d’un spray nasal du nom de Narcan .

Selon le site de la chaîne américaine « Fox News », Narcan  est considéré comme une extension du programme déjà existant aux lycées.

Les Fondations Clinton et ADAPT Pharma ont participé au programme en fournissant 40 mille doses du médicament Narcan.

Pour sa part, Seamus Mulligan, président du conseil et directeur exécutif de la société « ADAPT Pharma » a déclaré à « Fox News »: « Le succès du programme gratuit de Narcan pour les lycées démontre le rôle important que les établissements d'enseignement peuvent jouer dans la sensibilisation des élèves aux dangers de la dépendance ». Il a ajouté que l’élargissement de ce programme pour inclure les collèges et les universités des États-Unis contribuera à sauver la vie de nombreux jeunes.

« Narcan » est le nom de marque de la substance active Naloxone, un médicament qui inverse les effets des substances narcotiques et qui a contribué à sauver la vie de beaucoup de gens. En effet, il empêche les récepteurs du cerveau d’absorber les dérivés de l'opium et rétablit la respiration normale, laissant ainsi à la personne le temps d’btenir les soins médicaux d'urgence.

Au cours de l'année 2015, près de 33 000 personnes sont mortes aux Etats-Unis suite à une surdose de drogues, et malgré la baisse de ce chiffre en 2016, le nombre des toxicomanes est en augmentation remarquable.

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Drogues et stupéfiants

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États-Unis: Bientôt dans les universités, le spray nasal Narcan pour lutter contre la dépendance aux #drogues… https://t.co/xyUzqsqxIz

25 Mai 2017

ریاستہائے متحدہ امریکہ: منشیات کی علت سے مقابلہ کرنے کے لیے جلد ہی یونیورسٹیوں میں نارکان کا ناک اسپرے دیا جائے گا… https://t.co/negP6RI3d2

25 Mai 2017

US : Soon in universities, Narcan nasal spray to fight #drug #addiction https://t.co/LPAvbVk6yD https://t.co/uqj7VGQPwf

25 Mai 2017

قريبا بالجامعات الأمريكية.. رذاذ "ناركان" للحد من #إدمان المخدرات https://t.co/K7uXZhjPhD https://t.co/kLt7GcdCe7

25 Mai 2017

#Canada adopte une loi qui facilite l’ouverture des sites d’injection #d’opium https://t.co/KX1XvmquzX https://t.co/JhD2Q1zVFQ

25 Mai 2017